vendredi, 01 septembre 2006
Il faut changer notre politique de transports
IL FAUT UN PLAN D’URGENCE POUR LES TRANSPORTS
Les réactions exprimées par la population de Charente témoignent de l’émotion compréhensible devant le drame de la route qui a décimé une famille de vacanciers le 25 juillet dernier.Ces réactions semblent pourtant ne pas prendre la mesure des changements radicaux nécessaires devant les perspectives irréalistes de l’accroissement du transport de marchandises. (Le trafic de camions à la frontière espagnole (Biriatou) est passé de 1383 par jour en 1985 à 8078 en 2004).
Il faut tout d’abord diminuer le trafic de marchandises. L’exemple des crevettes, des yaourts ou des fleurs qui traversent plusieurs fois l’Europe au gré des étapes de leur conditionnement sont très signifiants.Que transportaient donc les camions breton et slovaque ? Pour quel profit et pour quelle économie sur la main d’œuvre (dumping social) ?
Il est indiscutable car toujours vérifié que l’amélioration du réseau routier entraîne systématiquement un accroissement du trafic.Les autoroutes, déviations et mises à deux voies ne feront qu’accroître le nombre de camions et déplacer le problème.Les plateformes logistiques routières (comme celles de la grande distribution) sont de véritables « pompes » à camions !
Il faut rétablir le juste prix du transport routier de marchandises
Les 8000 camions circulant quotidiennement sur la N10 ne paient pas le moindre centime d’euro pour son entretien ? Le plus souvent grâce à des réservoirs de grande capacité ils traversent la France sans faire le plein de carburants et donc sans payer la moindre taxe !!! (le seul gain de leur passage se résume souvent aux bouteilles d’urine jonchant les bords de nationales, jetées par des chauffeurs soumis à des cadences infernales).Le transport par la route de marchandises représente 41% contre seulement 8% par le rail et son coût externe est évalué à 7,3% du PIB européen (coûts sanitaires ,sociaux et environnementaux).Cette « gratuité » permet au transport routier de rester très compétitif.Il faut mettre en place une redevance pour les poids lourds en répercutant cette hausse des prix sur les chargeurs. La tarification de la route intégrant les coûts externes doit s’accompagner de l’harmonisation européenne de la fiscalité sur le gas-oil
Il faut un plan d’urgence européen pour d’autres modes de transport
Le projet Ecofret qui doit utiliser l’ancienne ligne du TGV semble déjà insuffisant. Il a une faible capacité de ferroutage avec des rames de 26 poids lourds complets ou 40 remorques sur un trajet TOURS VITORIA qui culminerait à l’horizon 2020 à 1500 poids lourds complets ou 2400 remorques! pour un investissement de cent millions d’euros. Il faut aussi ,comme a commencé à le faire la Région Poitou-Charentes ,faire circuler le fret intra régional sur les lignes secondaires et pour cela il faut les investissements nécessaires sur les lignes et le matériel. L’Europe doit mettre en place un véritable service public du transport qui permette
Le financement d’infrastructures ferroviaires et maritimes
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