dimanche, 25 mars 2007
reponse a l'architecte de l'espace CARAT
Réponse a l’article de la Charente Libre sur l’espace CARAT
Ce brave Monsieur BARDON ,architecte « écolo » de l’espace CARAT ,qualifie dans votre article mes critiques à l’égard de son travail de « fielleuses » c’est-à-dire selon le dictionnaire de haineuse et méchante. Il se trompe quant à la qualification, il n’y a aucune haine ni malveillance mais seulement de la tristesse devant son travail. Monsieur BARDON n’a pas bien compris mon propos car il répond à côté des questions posées.Sur les cibles HQUE, je ne rentrerais pas dans un débat technique (je n’ai pas été destinataire de dossier technique et ma visite lors de l’inauguration est ma seule référence), mais je n’ai pas vu dans sa réponse le nombre exact de cibles atteintes.
Sur l’utilisation des bois en lamellé-collé, je pense que comme pour l’utilisation de bois agglomérés pour le mobilier nous avons une pollution importante due aux émanations des colles employées. Récemment des études menées par l’association Greenpeace ont démontré que l’air ambiant des maisons était beaucoup plus pollué que l’air extérieur urbain du fait des produits chimiques employés dans la construction et les revêtements
Pour ce qui est de l’éclairage si on peut accepter l’absence de lumière naturelle pour une salle de concert, je maintiens qu’elle est inacceptable pour l’utilisation de l’espace comme lieu d’exposition et de manifestations sportives.Cela alors que nous venons de vivre l’année la plus chaude de notre histoire à cause du réchauffement climatique !.
Je maintiens que ce projet aurait pu intégrer des énergies renouvelables,(ne serait ce qu’un chauffe eau solaire !! ) .
Quant à l’utilisation de l’éolien ou du photovoltaïque il aurait pu s’intégrer dans un projet d’urbanisme et l’énergie produite alimenter des entreprises voisines ou des logements proches (ou revendue.à EDF). Monsieur BARDON ne parle que d’isolation c’est très bien et je suis tout à fait d’accord pour affirmer que la meilleure énergie est celle que l’on ne dépense pas,mais il ne répond pas sur la nature de l’énergie employée pour le chauffage.
Sur l’utilisation de l’eau de pluie pour les toilettes ,elle n’est effectivement pas facile à réaliser du fait des reticences de la DASS,mais de nombreux pays européens l’autorisent et je n’ai pas entendu parler d’épidémies qui decimeraient les populations !!Je pose également (sous réserve de meilleure information) sur les espèces arbustives ne nécessitant pas d’arrosage, l’écologie nous apprend que les espèces les mieux adaptées sont toujours des espèces locales !!
Je conseille à Monsieur BARDON d’étudier la conception du nouveau lycée Kyoto que la région Poitou-Charentes est en train de construire à Poitiers et qui sera le premier lycée n’utilisant aucune énergie fossile ou le nouveau Gymnase qui vient d’être construit à Angoulême par le Conseil Général. Il saura ce qui me fait plaisir comme architecture et ce que je trouve plus conforme aux exigences écologiques de notre époque.
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mercredi, 21 février 2007
LA GARE LGV DOIT RESTER À ANGOULÊME
Sur le problème de la gare LGV d'Angoulême.
L’implantation d’une gare à Asnières favoriserait le développement de l’usage de la voiture. Heureusement que la gare d’Angoulême est difficilement accessible aux voitures !! c’est justement ce qu’il faut pour inciter les voyageurs à se rendre à la gare en transports collectifs. Il ne faut pas comme le réclame de nombreux usagers adapter l’accès de la gare à la voiture mais adapter les transports collectifs aux trajets domiciles gare (ce qui ne se fera pas d’un coup de baguette magique !)
Pour la LGV-PACA (Marseille-Nice), dont le débat public s'est terminé l'année dernière, la FNAUT a d'entrée de jeu marqué son opposition absolue aux gares betteraves. Ainsi, une grande ville comme Toulon aurait été écartée des futurs grands courants ferroviaires nationaux, et selon certains scénarios, Marseille risquait d’être court-circuité par les TGV direct Paris Nice.
Le maire de Marseille a exigé le passage des TGV par la ville de Marseille, et il a eu raison, même si c'était plus cher, sinon, c'était du déménagement du territoire. Le cas de la gare d'Angoulême est donc très similaire à celui de Toulon. Les villes bien organisées ont mis des décennies à créer des pôles d'échanges cohérents, où l'on retrouve l'ensemble des transports : gare centrale, TER, trains de grandes lignes, TGV, dessertes urbaines, dessertes routières départementales, etc. ...
Accepter une gare excentrée en périphérie, c'est accepter de jeter à terre cette belle organisation (enfin pour Angoulême c’est plutôt un souhait car la municipalité n’est pas très sensible a ces problèmes !!), c'est multiplier les parcours de pré et post-acheminements en automobiles Depuis l'origine, on a déjà quadruplé les parkings d'Aix-TGV alors que la gare n'existe que depuis juin 2001 ! Et le stationnement sauvage, combattu farouchement dans les débuts, commence à être toléré, et déborde maintenant largement des limites de la gare.Certains jours, les pelouses servent au stationnement.
Toutes les rames ne passeront pas par la gare d'Angoulême .Aux heures de pointe, les TGV complets dès le départ pour Bordeaux, Pau, Tarbes, la Cote Basque, voire Toulouse, seront naturellement directs. Pourquoi arrêter des trains qui sont pleins au départ et où tous les voyageurs vont à la destination finale ? Par contre, aux heures creuses, ainsi que pour les TGV devant desservir Angoulême, nous avons tout intérêt à garder notre gare centrale actuelle, source de correspondances avec un système de transport qui a mis des années à se construire.
Cela présente 3 avantages :
- la ville est desservie dans sa gare centrale, en centre-ville
- aux heures creuses, le fait de desservir des stations intermédiaires permet de maintenir une certaine densité de desserte, alors qu'il serait impossible de rentabiliser des TGV directs
- le passage par des gares de centre-ville permet d'imaginer un service de TER Grande Vitesse (TER-GV), et la FNAUT a bâti un projet de cette sorte en région PACA, basé sur le fait qu'en TGV, même avec des arrêts, on peut aller à 400 km en 1 h 30. Depuis Marseille, on pourrait aller ainsi jusqu'à Toulouse, Perpignan, Lyon, Grenoble, et Nice.
Il faut donc revendiquer, comme à Toulon, un raccordement au nord et un autre au sud, qui seront empruntés par les TGV desservant la ville.
Surcoût de 25 millions d'Euro pour le raccordement sud ? Négligeable sur un projet de plusieurs milliards.
Mais en réclamant le maintien de la gare centrale, vous faites aussi l'économie de la gare "à la campagne". Le problème posé par Jean REVÉREAULT sur l’organisation territoriale est tout à fait pertinent et peut être disjoint de l’implantation d’une nouvelle gare. En novembre2005, Charente développement a organisé un débat sur le développement économique lié à l’arrivée de la LGV.avec les témoignages des villes du MANS et de VALENCE.La conclusion unanimement partagée de cette réunion était la nécessité d’union des forces vives et d’anticipation de cette arrivée.Pratiquement cela s’est traduit par un très vague projet de retournement de la gare actuelle.Les élus de la COMAGA qui crient aujourd’hui au voleur n’ont pas de projet sérieux de développement économique à proposer pour l’arrivée de la LGV. Poitiers est en train de construire sa gare multimodale avec un centre d’affaire, Bordeaux s’affaire pour accueillir de nouvelles activités. À Angoulême, la COMAGA n’a pas avancé d’un pouce sur la préparation de celle-ci. Le quartier de l’Houmeau reste désespérément en friche. La ville de Poitiers est en train de construire a coté de la gare historique une nouvelle gare multimodale et un centre d’affaire ;la ville de Bordeaux travaille d’arrache pied l’accueil de nouvelles activités. A Angoulême, rien ne se dessine !
Alors que l’on sait que la seule négociation importante est celle du nombre d’arrêt des rames LGV dans notre gare , nous ne faisons rien pour s’assurer du trafic suffisant pour rentabiliser ces arrêts. La compétition va être féroce tout au long de la ligne pour s’assure de ne pas avoir que les inconvénients de la nouvelle ligne !! Il est effectivement grand temps de se mettre autour de la table pour préparer cette nouvelle échéance importante .Il faut retrouver l’unanimité nécessaire et bien intégrer le fait que quelle que soit son emplacement la gare LGV ne sera pas celle d’Angoulême ni celle de la COMAGA ou celle de la « seconde couronne » mais celle de toute la Charente et même au delà avec la zone de rabattement.
Il y a bien un « syndrome des remparts » et il va falloir s’en débarrasser !!
18:20 Publié dans ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ESPACE CARAT C'EST DU TOC
Le nouveau parc des expositions de l’agglomération d’Angouléme viens d’être innauguré le 17 Février.La plaquette de présentation signée Philippe MOTTET est un modèle d’autosatisfaction : « renforcant l’image de modernité et le rayonnement de notre territoire…constitue le fruit d’une mobilisation sans relâche…dans la conduite de ce chantier exeptionnel et exemplaire » tu parles mon gars !!! si ce chantier est exceptionnel et exemplaire c’est dans l’absence totale de prise en compte des réalités écologiques de ce millénaire.
Tous les visiteurs se sont semblent –il extasiés devant le mur qui penche !! splendide réalisation de béton rouge qui laisse la désagréable sensation qu’il va pas tarder à vous tomber sur le nez !
Moi ce qui m’aurait épaté (surtout de la part de MOTTET) c’est un bâtiment aux normes HQE (Haute qualité environnementale). Dans ce guide de construction écologique, il y a au maximum 14 cibles à respecter et selon la volonté et le budget, on en respecte de 5 à 14.
Pour CARAT pas une seule cible !!! on réalise un espace d’exposition sans possibilité d’éclairer avec la lumière du jour, l’éclairage se fera avec des lampes à forte consommation électrique même avec le plus beau des soleils à l’extérieur. Quel beau symbole pour l’agglo cela aurait été d’avoir en ce lieu une production électrique autonome grâce à une éolienne ou des panneaux photovoltaïques ! Mais non nous verrons ça dans cinquante ans !!! Il semblait aussi facile de récupérer les eaux pluviales soit pour l’arrosage des « jolies » pelouses paysagée du parking soit pour les toilettes, mais non nous voyions ça aussi dans cinquante ans !!! Pas un mot sur le mode de chauffage de ce bâtiment, très certainement s’agit-il avec des combustibles fossiles.
Je voudrais bien connaître le bilan écologique de ce bâtiment, Pas un mot à ce sujet dans la plaquette de la Comaga, pas un mot dans les discours d’inauguration, et tous ces gens qui la main sur le cœur vous parle d’écologie et de développement durable !!
Quand Philippe MOTTET et la COMAGA lancent dans la semaine suivant l’inauguration une étude sur les pollutions avec une commission « bâtiments et constructions » chargées de promouvoir la maîtrise des énergies et des émissions de gaz à effet de serre » comprenez que je me tiens les côtes de rire (jaune) devant cette démonstration d’incohérence et encore je ne reviens pas sur le magnifique et certainement exemplaire Plan de déplacement de la ville d’Angoulême.
Et j’espère qu’il n’y aura pas de surcoût du chantier pour l’avancement demandée par Philippe MOTTET pour qu’il puisse recevoir le « belgo suisse réfugié économique « SMET Jean-Philippe, soutien actif de SARKOZY (???).Comme l’a bien dit Daniel OPIC’Il y a des spectacles qui rassemblent du public, mais qui ne sont pas de l’art »
16:45 Publié dans ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

